Immocitiz est elle en liquidation et que faire si votre projet locatif est impacté ?

c christophe Rédaction
Publié le 31 mai 2026 Mis à jour le 31 mai 2026 Lecture 8 min
immocitiz

Oui, des sources évoquent qu’Immocitiz serait en liquidation judiciaire, mais les dates et même le tribunal cités varient selon les articles. Avant d’agir, le bon réflexe est de vous appuyer sur des preuves opposables (BODACC, greffe, jugement) et de recaler votre dossier (contrats, appels de fonds, factures) sur la chronologie réelle.

Ce qu’il faut savoir sur la situation d’Immocitiz et ce que vous devez vérifier vous-même

Immocitiz est présentée comme une société créée en 2012, active depuis plus de 10 ans, avec un pivot vers le clé-en-main à partir de 2014. Ce qui pose problème aujourd’hui, c’est que plusieurs contenus en ligne parlent de liquidation judiciaire, mais avec des informations qui ne s’alignent pas entre elles : on voit passer « 18 décembre 2023 », « 18 octobre 2023 », « début 2024 » et même des mentions « 2026 » qui ressemblent davantage à des métadonnées de publication ou de mise à jour d’articles qu’à des éléments juridiques.

Pour un investisseur en investissement locatif, ces contradictions ne sont pas un détail : la date exacte conditionne le délai de déclaration de créance, l’identité de l’interlocuteur (mandataire ou liquidateur) et la façon de traiter des paiements déjà partis ou des travaux interrompus.

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  • Vérifiez au BODACC : c’est là que la publication vous donne une base solide pour dater la procédure et déclencher vos délais.
  • Vérifiez au greffe : récupérez les informations officielles et le jugement correspondant à la bonne entité (attention aux structures proches ou filiales).
  • Recoupez avec vos documents : devis, factures, appels de fonds, échéanciers, échanges. L’idée est de reconstituer ce qui a été promis, payé, livré.

En pratique, j’ai souvent vu des dossiers où l’investisseur perdait du temps parce qu’il suivait une date lue en ligne au lieu de repartir du jugement et de la publication BODACC. On se retrouve alors à écrire « trop tôt » ou « trop tard », et c’est exactement ce que vous voulez éviter.

Liquidation judiciaire, redressement ou simple arrêt : les preuves à regarder

Le sujet peut sembler technique, mais la logique est simple : une liquidation judiciaire n’est pas la même chose qu’un redressement, ni qu’une cessation d’activité de fait sans procédure. Ce qui change vraiment, ce sont les effets pratiques pour vous : paiements bloqués ou non, chantier qui s’arrête, ordre de priorité entre créanciers.

Ce qu’on regarde en premier, ce sont des documents datés et vérifiables : un extrait Kbis à jour, l’annonce au BODACC, le jugement (avec sa date), et l’identité du mandataire. Si vous avez un projet locatif en cours, ces éléments vous servent de base pour décider quoi faire de vos derniers paiements et à qui adresser vos demandes.

Contradictions de dates et de tribunaux : comment trancher sans interpréter

Plusieurs versions circulent : « 18 décembre 2023 » associé au Tribunal de Commerce de Paris, « 18 octobre 2023 » associé au tribunal de commerce de Nantes, puis des mentions en janvier 2024, sans parler des « 2026 » vus dans certains encarts. La bonne méthode est de ne retenir que ce qui figure sur le jugement et sur la publication BODACC qui correspond à l’entité exacte.

Le point souvent oublié : les variantes de nom de la filiale travaux peuvent brouiller la lecture. Dans les documents, vous pouvez voir Creacitiz ou Créacitiz. Notez précisément l’orthographe rencontrée dans vos contrats et factures, car c’est ce détail qui peut conditionner vos démarches et vos pièces justificatives.

Comprendre l’offre clé-en-main Immocitiz : là où votre exposition est la plus forte

L’offre est présentée comme un accompagnement global en investissement locatif, orienté LMNP (Loueur en Meublé Non Professionnel) au réel, donc avec une logique de location meublée et de factures de travaux et de mobilier qui comptent dans votre montage. Des chiffres sont aussi mis en avant dans certains contenus, comme « plus de 2 000 projets » ou « 390 M€ d’actifs gérés », mais l’approche la plus saine est de les traiter comme des affirmations à recouper via des sources officielles.

Autre point concret pour votre organisation : la gestion locative n’était pas proposée comme une offre autonome. Si votre bien est livré (ou presque) et que l’occupation doit démarrer, vous devrez donc identifier un gestionnaire local ou une solution alternative pour la mise en location.

Tarification : comprendre la commission et ses effets si le chantier s’arrête

Ce n’est pas compliqué, à condition de poser les chiffres à plat. La rémunération mentionnée est une commission de 7,7% calculée sur un total « achat + travaux + frais de notaire », avec un minimum de 7 000 euros. Un exemple souvent repris : pour un projet à 150 000 euros tout compris, la commission serait de 11 550 euros.

Si votre projet est impacté par un arrêt en cours de route, l’enjeu devient très opérationnel : quelle part a déjà été versée, quelles prestations sont réellement livrées, et qu’est-ce qui est facturable ou contestable. Là, seule votre pile de documents permet de trancher proprement.

Travaux : pourquoi Creacitiz revient souvent dans les retours négatifs, et comment vous en servir sans surinterpréter

Dans les retours disponibles, la partie travaux associée à Creacitiz ou Créacitiz est décrite comme une source fréquente de difficultés : retards, malfaçons, finitions, communication et sujets de paiement aux artisans. Une donnée d’image est aussi mentionnée : « 40% d’avis négatifs sur Google Review ».

Le point de vigilance, c’est de ne pas transformer un avis en preuve. En revanche, ces retours peuvent vous servir de grille de tri : repérer si les motifs se répètent, si des éléments factuels sont fournis (photos, dates, factures, procès-verbaux) et si cela ressemble à votre situation.

En pratique, quand un chantier se bloque, la perte n’est pas seulement financière : vous pouvez cumuler des mois sans loyers, des charges qui continuent et, selon votre montage, des intérêts intercalaires. D’où l’intérêt de documenter vite et de reprendre le contrôle du pilotage.

Si votre projet est touché : vos priorités selon votre stade

Tout dépend de votre situation : avant compromis, après compromis, chantier en cours, ou bien livré avec réserves. L’idée est de rester simple et efficace : arrêter l’hémorragie (ne pas avancer à l’aveugle), figer les preuves, puis relancer ce qui doit l’être.

  • Avant compromis : inventoriez les pièces (devis, mandat, preuves de virements, échanges), notifiez par écrit et préparez la restitution ou une déclaration de créance si nécessaire.
  • Après compromis : reprenez la main sur le calendrier avec le notaire et recalez votre financement avec les contraintes HCSF (taux d’endettement à 35%, durée maximale 25 ans).
  • Chantier en cours : sécurisez le logement, faites un inventaire, et figez l’état d’avancement avec un constat d’huissier avant de relancer des artisans ou une maîtrise d’œuvre.

Pour vous donner un repère de marché sans vous perdre dans les promesses : certains contenus positionnent un rendement « solide » autour de 5% à 6%, quand d’autres acteurs annoncent 7% à 11%. Le vrai sujet, c’est la cohérence entre rendement, taux d’intérêt, délai de travaux et marge d’erreur. J’ai déjà vu un projet « sur le papier » basculer simplement parce que le planning glissait et que le financement ne pardonnait pas.

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Procédure : déclaration de créance et contacts mentionnés

Si une liquidation judiciaire est bien ouverte, la démarche de base consiste à faire une déclaration de créance. Un délai est mentionné : deux mois après la publication au BODACC. Une autre date « avant le 19 décembre 2023 » est aussi citée, mais elle doit être traitée comme une mention à recouper selon votre propre publication BODACC.

Un mandataire ou liquidateur est mentionné : Maître Aude Pelloquin, SCP MJURIS, 5 Rue Crebillon, 44000 Nantes. Un email apparaît aussi, contact@immocitiz.fr, à utiliser avec prudence et sans remplacer les canaux officiels du mandataire. Le plus important est de pouvoir prouver vos envois et de conserver une copie complète de votre dossier.

La bonne méthode : préparer un dossier qui tient

Avant d’envoyer quoi que ce soit, rassemblez et classez. Vous voulez être capable d’expliquer en une page ce que vous réclamez et pourquoi, puis de le prouver pièce par pièce. Concrètement, votre dossier tourne autour de : sommes versées, prestations non réalisées, surcoûts liés aux travaux, et éléments de preuve (factures, échanges, photos, constat si vous en avez un).

Mon conseil de terrain: ne vous battez pas « à l’instinct ». Vous gagnez du temps et de la crédibilité en reconstruisant une chronologie factuelle, puis en agissant dans les formes.

Travaux et paiements : les garde-fous à mettre en place maintenant et pour la suite

Si vous devez relancer un chantier, vous pouvez réduire le risque en structurant les paiements et les contrôles. Le bon compromis, c’est de conditionner les versements à des livrables simples : photos horodatées, procès-verbaux d’avancement, factures détaillées. Vous pouvez aussi vous faire accompagner par un maître d’œuvre ou une AMO, et organiser des visites de réception.

Point à vérifier Ce que vous cherchez Effet concret
Statut et dates Jugement + publication BODACC Vous évitez de rater les délais
Contrats et rémunération Mandat, conditions, clauses de rémunération, partenaires Vous identifiez ce qui est dû, discutable, ou à contester
Travaux Assurances (dommages ouvrage, décennale), réception, réserves Vous sécurisez la remise en état et vos recours
Paiements Jalons liés à des livrables (PV, photos, factures) Vous limitez les avances sans contrepartie

Dernier point utile si vous repartez sur un nouveau projet locatif clé-en-main : soyez attentif à la transparence sur les rétro commissions (mentionnées comme « oui, variable » dans certains contenus). Le risque, c’est un biais dans la sélection des artisans, du courtier ou même du notaire partenaire. Relisez vos clauses de rémunération et tout ce qui touche aux « partenaires » : c’est souvent là que se cachent les mauvaises surprises, surtout quand les délais et la qualité des travaux deviennent le nerf de la rentabilité.

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